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Cette pièce de 3,3m par 2,7m devait être une chambre d’amis, mais, avec mon père, nous y avions construit mon réseau. Il se développait sur une grande table, située environ à 50cm du sol. J’avais presque 10 ans quand nous nous sommes lancés là dedans et il est inutile de dire que je voulais y caser bien plus de choses qu’il n'aurait été possible de faire entrer sur le triple de cette surface !!! A force de compromis, nous avions tout de même réussi à tomber d’accord sur un plan plutôt bien fourni.
Après presque huit ans de travaux, le réseau n’était toujours pas fini. Mais ce fouillis de voies aux courbes serrées ne pouvait recevoir que des compositions courtes et la part réservée au décor était plutôt congrue.
Entre temps, je m’étais abonné à Loco-Revue, où je découvrais chaque mois des réseaux plus beaux les uns que les autres et je me mettais à rêver de, moi aussi, posséder un joli réseau empreint d’atmosphère comme ceux des magazines.
Enfin, l’adhésion à un club , la visite
d'expositions et l’arrivée d’internet à la maison m’apportèrent la possibilité de discuter facilement avec d’autres modélistes.
J’allais enfin pouvoir construire un beau réseau! J’y pensais depuis quelques temps déjà et de nombreux croquis couvraient les marges de mes feuilles de cours.
Je savais ce que je voulais, le cahier des charges fût vite établi:
- une gare typique des Pyrénées,
- électrifiée avec une caténaire Midi,
- de la voie avec des rails à double champignon,
- dans les années 70 (époque IV pour les connaisseurs),
- construction par modules et démontable,
- avec un fond de décor et un éclairage intégrés,
- hauteur de voies à minimum 1,2m du sol pour avoir un point de vue réaliste,
- tout faire rentrer sur une surface de 3,30m sur 70 cm...
La ligne de Luchon m'a beaucoup inspiré. Se séparant de la ligne Toulouse - Bayonne à Montréjeau, elle remonte la
vallée de la Garonne puis de la Pique jusqu'à Bagnères de Luchon, 35 km plus loin. Ouverte en 1873 par la compagnie du Midi, elle est établie à voie unique. Electrifiée par caténaire
autocompensée Midi (inclinée dans les courbe)s en 1925, la voie n'a depuis plus été modernisée et les rails à double champignon sont toujours là. C'est cette ambiance qui me plait et que je
voulais reproduire.
Arrivée à Montréjeau d'un train descendant de Luchon en septembre 2009.
Mais la ligne de Luchon n'en est qu'une parmi bien d'autres.